Portrait : Imagimonde


BE Larp a décidé de mettre en lumière ses associations membres ! Aujourd’hui, c’est l’ASBL « Imagimonde » – active dans le monde du GN (mais pas que !) et membre BE Larp depuis 2013 – qui a été mise à l’honneur. L’un de ses fondateurs (Jean-Robin) livre ses impressions sur cette ASBL qui prépare notamment sa 3e participation à AVATAR : STRONGHOLD dans l’animation d’un scénario spécifiquement destinés aux enfants de 6 à 16 ans, « L’île mystérieuse » !

Imagimonde : entre Mondes et Imaginaire !

Le sens de notre association est de vouloir démontrer et démontrer, par la pratique et en toute convivialité l’usage des « médias » de l’imaginaire (jeu de simulation, de société, théâtre, arts, para-littérature…) en tant qu’outil citoyen de bien-être et d’apprentissage.  Le nom provient d’une contraction de Mondes et Imaginaire, tout simplement.

  • Du GN, mais pas que !

Je vois trois grandes nuances que les partenaires, les parents oublient souvent :

IMG_0673Pour commencer, je dirais que nous ne sommes pas une association de Grandeur Nature Belge mais que nous portons des projets qui nous tiennent à cœur dans l’univers du GN belge. Nous organisons des activités avec BE Larp, de la même manière que nous portons notre tournoi annuel de jeux de société ou que nous gérons une Maison de Jeunes ou bientôt une école de devoirs.  En effet, notre asbl est une plate-forme de projets avec quatre axes de travail : ludique, créatif, éducatif/formatif et socioculturel que nous envisageons de manière transversale.

Ensuite et paradoxalement, c’est ce caractère généraliste qui fait notre spécificité. Nos compétences sont transversales et nous sommes bien plus attachés au développement de la citoyenneté de l’enfant, de sa créativité et de son imaginaire qu’à sa capacité à savoir placer un coup ou monter une tente. Par contre, nous avons appris, par la pratique et grâce à beaucoup d’échanges, à nous servir du GN comme d’un précieux outil d’épanouissement et d’apprentissage. Pour nous la vrai réussite d’un scénar ce n’est pas de répondre positivement à la question  « est-ce que les enfants ont réussi à finir la quête ? » mais bien à « comment ont-ils réellement évolué durant le week-end grâce à l’aventure imaginaire ? »

Enfin, notre démarche repose sur une philosophie de travail qui nous situe plus dans le travail social ou l’éducation permanente. Les Imagimondiens ont pour trait commun une certaine ouverture d’esprit et conscience de l’altérité…Notre imaginaire s’étend au travers de ceux des autres  qu’il s’agisse d’enfants ou pas. De même, nos membres sont de différentes tranches d’âge, de différents profils et s’ouvrent également à des personnes plus fragilisées. Chez nous, un dicton dit qu’ « ImagiMonde » appartient à ceux qui le font » je rajouterais « peut-importe qui le fait », qu’il ait huit ans et soit porteur de handicap ou bien cinquante avec une expérience longue comme le bras.

C’est ces trois traits qui font notre différence et qui ont pour conséquence que nous n’animons pas les enfants en GN mais plutôt que nous les guidons dans une aventure imaginaire enrichissante que nous vivons pleinement avec eux du début du time-in jusqu’à bien après le time-out.

  • Panel très large d’activités

ima2On a un panel très large d’activités qui ne se définissent pas forcement par le nombre de participants. Notre Grande Nuit du Jeux de cette année a ressemblé plus de trois cents personnes en une nuit mais un millier de personnes au moins ont pratiqué le décor de chaumière de Mère-Grand réalisé dans le cadre d’une expo de bibliothèque. On touche entre cinq cent et un millier de personnes par an à travers un large panel d’activités : soirées jeux tournois, week-end de cohésion, animations en écoles de devoirs, ateliers divers, administration et représentation au sein d’autres structures.

L’île mystérieuse à AVATAR

Ce projet était une demande de parents qui bénéficiaient déjà de nos services dans un autre masslarp belge et qui nous incités à la faire puis soutenus dans la mise en place. C’est donc de la confiance des parents et sous la pression des enfants que cette histoire est née.

  • Une animation GN pour jeunes à AVATAR

Comme souvent, le bouche-à-oreilles y est pour beaucoup… Entre les enfants qui attirent leurs copains avec eux ou entre parents qui s’échangent un bon plan pour pouvoir retourner en GN malgré une vie de famille prenante. La plus grande majorité sont des enfants de GNistes qui cherchent à transmettre leurs passions à leurs progénitures. Chez nous, la moitié de « nos » enfants nous connaissent, ce sont de véritables camarades de jeu. J’ai autant d’affection pour « Petit Kaboum », haut comme trois pommes et assistant cannonier  de feu Mr Nanork (PNJ Junior d’Avatar) que pour mes collègues de Média16 dans le GN adulte « Clones ». L’autre moitié se compose d’un mélange d’enfants « de passage » dans le monde du GN, pour lesquels les parents cherchaient une garderie ou encore en quête d’animations à proprement dite (se battre à l’épée, trouver des objets magiques…)

  • Derrière le projet

Comme tous les projets de l’asbl, ils sont portés par une poignée de chevilles ouvrières bien entourées. Pour Avatar « Faction Junior », Nous sommes deux volontaires motivés à tenir ce rôle à savoir moi-même et Cédric Lang plus connu comme « Cadaril », général à la retraite du Naeum Farka. Autour de nous se compose une équipe de joyeux drilles disposant d’un bagage de gniste, d’animateur et adhérant à notre vision. Au total, nous sommes six ou sept à préparer cette aventure chaque année et disposons nous-mêmes de l’aide d’autres membres du réseau d’ImagImonde.

  • Le scénario de « L’île mystérieuse »

IMG_0303_editIl s’agit plutôt d’un scénario survivaliste à l’image d’Avatar Stronghold qui alterne mystère, découvertes et dangers Ce scénario à débuté par l’apparition, peu avant la fin du Rêve, d’ « Immaculés », des orphelins disposant d’une étrange aura magique et livré à eux-mêmes. Le seigneur Cadaril les a rassemblé et pris sous aile avec l’aide des Piranarchs, de drôles de pirates débonnaires et idéalistes menée par la jeune Capitaine Latorgnolle. Cette troupe, comme toutes les autres, partirent en exode pour échapper à la fin du rêve. Guidé par des forces étranges, ils arrivèrent sur une île paradisiaque…leur stronghold.

Après deux années de jeux , tout le monde sait aujourd’hui que cette île est magique, que le temps y est altéré et que c’est la demeure malsaine d’une puissance mineure du jeu, la célèbre déesse-araignée. Après l’avoir remise à sa place, non sans mal, et fait le choix cornélien d’épargner sa vie pour des raisons qui ne vous regardent pas, enfants comme adultes, apprennent à vivre par eux-mêmes. Mais cela sur une île franchement inhospitalière où rien ne pousse et avec des voisins dangereux. Notre quête de patrie n’est peut-être pas achevée…

  • Des combats et des monstres !

IMG_0676Comme beaucoup d’adultes, de nombreux enfants viennent pour se taper dessus en GN. Ils sont souvent déçu lorsque nous les confrontés à la vie de faction, aux interactions sociales, au commerce ou à la négociation. Malgré un temps d’entrainement quotidien et un à deux combats scénarisés par jour, certains ne sont jamais satisfaits. Les monstres sont aussi fort demandés mais là encore, pas beaucoup de différence avec les adultes. Ont aiment en avoir plein la vue. Les enfants finissent majoritairement par rentrer dans notre projet et finisse par apprécier tout autant de passer des heures à fabriquer des camouflages pour accueillir comme il se doit trois navires du Lierre, de débattre et de voter notre allégeance à l’Impératrice ou de trafiquer avec la faction des crevards pour un malheureux coussin.

  • Bilan de la dernière activité

Une très belle aventure, nous avons eu encore plus de soutien de la part des permanents, des scénaristes, des orgas qui relèvent avec bonne humeur le défi posé par l’ancienne équipe de volontaires avec qui ont a débuté il y a bientôt quatre ans. Niveau scénar, les enfants ont été confrontés à l’indépendance suite à la perte d’une Déesse-mère et celle du paternaliste Mr Nanork, pnj qui vouait son existence à les protéger. Ils ont par la même découvert la dimension économique du jeu (recherche de ressources) ce qui a renforcé leurs contacts avec les adultes des autres factions. Pour le pire et le meilleur…  Notre public grandit et les scénarios avec eux.

Quant à dire si on est prêts pour 2017…ben euh…Je dirais comme beaucoup d’orga volontaires de GN : « Pas d’inquiétude, on y travaille » !

Mot de l’organisateur

L’évolution de l’association est bonne, l’idée de départ a mis du mal à s’imposer mais nourrie par la pratique, influencée par les volontaires qui se sont succédés de projets en projets, on peut dire aujourd’hui que la théorie correspond à la pratique. Nous avançons lentement mais sûrement dans la professionnalisation tant de la structure, que des projets ou de l’équipe. Mais là encore, ce qui compte, c’est ce qui est fait, projet après projet et demain est une nouvelle aventure.

  • Le GN, une passion née quand et où ?

Ma passion du GN est née dans les couloirs obscurs de Bobrovec (Penitence I) alors que les sirènes retentissaient et que j’avais perdu toute notion du temps. Mais elle fut maintes fois ravivée par les regards d’enfants brisant une pyramide de paille, célébrant un mariage ou faisant la haie d’honneur avec leurs petites lames de mousse pour dire adieu à un vieux Nanork jouflu.

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